James Spader didn't need convincing to star in David Cronenberg's "Crash" (1996), although he was curious about the rest of the cast. He agreed to do the role by saying, "after all, I get to f**k everybody in this movie don't I?"
『Scarlet and Eternity』では、監督は間違いなく彼の最も暴力的な映画へと私たちを連れて行くでしょう......そして、一見すると最も絶望的な映画です!私たちは15世紀の架空の王国エルセネールにおります。これは、アムレス王が故郷への裏切りで殺害された後のことです。実際には、それは彼の兄であるクラウディウスが、現在王の独裁者であり、部隊を約束の地へ導くことを熱望しているという設定です。この葬儀の文脈において、スカーレット(アムレスの娘)は、武器の取り扱いにおいて幼少期の全てを練習します。
『Scarlet and Eternity』は間違いなく細田真狷の最も野心的な映画であり、その野心は映画の冒頭から示されています。映像の最も悲劇的なシェイクスピア的章(ジョージ・R.R. のグラフィック・暴力と斬首)の全体が終わった後マーティンが2Dで含まれ、映像はこの巨大な黙示録的砂漠へと私たちを導きます。
アニメーションの観点から見ると、『Scarlet and Eternity』は監督のいつもの堅牢さと技巧を示し、規模の面で実に印象的な叙事詩的なパッセージを提供しています。すぐに、私たちはこの荒廃した宇宙全体が単なる精神空間ではなく、実在と葬祭の世界が多孔質の関節を持つ交差点にある煉獄であることを理解するでしょう(デス・ストランディングの幽霊は、驚くべきことではありません)。
Scarlet et l'éternité est le nouveau film du grand Mamoru Hosoda (Le Garçon et la Bête, La Traversée du Temps, Belle). Le réalisateur japonais s'attaque frontalement au genre de la fantasy, dans une revisite d'Hamlet qui se veut aussi audacieuse thématiquement que plastiquement !
Scarlet et l'éternitépeut être vu comme un petit évènement pour tout fan de japanimation. En effet, Mamoru Hosoda (La Traversée du Temps, Miraï, Le Garçon et la Bête) est installé comme un des nouveaux maîtres du genre aux côtés de Makoto Shinkai (Your Name, Les Enfants du Temps, Suzume). Nous ne sommes pas proches de l'aura d'un Takahata ou Miyazaki, mais Hosoda continue de produire des classiques, malgré une réception plus contrastée du pourtant très réussi Belle, de par un côté plus ronronnant.
Shakespeare in Loss
Avec Scarlet et l'éternité, le réalisateur nous emmène incontestablement dans son film le plus violent…. et de prime abord le plus désespéré ! Nous sommes au royaume fictif d'Elseneur au XVe siècle, après que le roi Amleth soit assassiné pour traîtrise à la patrie. En réalité, il s'agit d'un coup monté par son frère Claudius, désormais roi despote et désireux de conduire ses troupes vers une Terre promise. C'est dans ce contexte funèbre que Scarlet (la fille d'Amleth) s'entraînera toute son enfance au maniement des armes.
Au moment de se venger des années plus tard, Scarlet est mortellement blessée. Se faisant, elle se retrouve dans un univers désolé peuplé par les morts. Toujours animée par son désir de vengeance, la princesse guerrière va devoir faire équipe avec Hijiri, un infirmier venu de l'époque contemporaine. Ensemble, ils vont devoir faire voyage à travers ce wasteland et trouver un sens à leur vie.
Scarlet et l'éternité se veut incontestablement le film le plus ambitieux de Mamoru Hosoda, et cette ambition s'affiche dès l'introduction du film. Passé tout le chapitre le plus tragico-shakespearien du métrage (violence graphique et décapitation à la George R.R. Martin inclus) en 2D, le métrage nous emmène dans ce gigantesque désert apocalyptique.
Renouveau graphique
Et rien qu'à cet instant, Mamoru Hosoda ose se mettre à dos les plus fervents défenseurs de son style visuel traditionnel, pour une animation 3D véritablement originale proche du cell shading. Le résultat est forcément déconcertant (d'aucun dira qu'il y a une dimension méta à l'idée de placer tout ce qui a trait à la mort en 3D et au monde réel en 2D), mais véritablement singulier.
Comme Mamoru Oshii il y a 20 ans (Ghost in the Shell 2 Innocence), Hosoda offre une patine inédite offerte par les technologies modernes pour dépeindre un Outre-monde qui n'aurait pas la même force évocatrice en animation traditionnelle. Ce sera particulièrement vrai pour tout ce qui tourne autour du personnage de Scarlet, héroïne tragique aux multiples expressions faciales véritablement impressionnantes au sein du médium.
En terme d'animation, Scarlet et l'éternité affiche la robustesse et la virtuosité habituelles de son réalisateur, proposant quelques passages épiques véritablement impressionnants en terme d'échelle. Rapidement, on comprendra que tout cet univers désolé n'est pas juste un espace mental, mais bien un purgatoire à la jonction entre des mondes réels et funèbres aux jointures poreuses (le spectre de Death Stranding n'est pas si loin étonnamment).
Fantasy métaphorique
Comme dans un certain Mad Max ou Sirat, ce désert est une nouvelle page blanche pour l'humanité. Cette dernière étant le véritable sujet de Scarlet et l'éternité : avec sens, le récit abandonnera peu à peu toute action belligérante de sa protagoniste au gré des rencontres parfois picaresques. D'abord auprès d'une communauté multi-culturelle pacifiste au coin du feu, puis au sein d'un exode massif vers cette fameuse Terre promise juchée tout en haut d'une montagne.
Toute métaphore Biblique ou contemporaine ne sera donc pas fortuite, alors que Scarlet et l'éternité se veut un véritable pamphlet anti-guerre scandant la nécessité de stopper le cycle de la violence. Un cercle vicieux qui ne peut que faire couler le sang, et véritable cœur de toute la dramaturgie intime du personnage ou de tout l'univers du film.
D'aucun verra dans le traitement d'Hosoda une niaiserie facile, prônant l'amour, le vivre-ensemble et la bonté face à aux armes et la mesquinerie. Un traitement très facile, trop sans doute vu la complexité du sujet et le cynisme ambiant. Pour autant, c'est dans sa sincérité la plus pure que le film trouve sa force, intimant de ramener l'humain au centre comme dénominateur commun nécessaire à la paix.
Sincérité en toute simplicité
De plus, Scarlet et l'éternité parvient régulièrement à assoir son propos universel par la simple puissance de sa mise en scène ou bien la construction visuelle de son universpictural. La première partie du récit est par ailleurs un modèle du genre, entre ces visions de princesse attirée dans les entrailles de la Terre par d'innombrables mains, un dragon menaçant constitué de multiples armes blanches et qui provoque des colonnes de foudre dès lors que la violence est employée…
Le film mettra d'ailleurs en parallèle des plans de foules gigantesques dignes d'un Cecil B. Demille (où les flemmes et la mort se mêlent au désespoir), à une enivrante séquence de danse géante synonyme d'un monde meilleur. Une dichotomie là encore simple, mais efficace (d'autant que la BO de Taisei Iwasaki est de toute beauté) d'un pur point de vue viscéral.
Pour autant, quelque chose coince dans ce Scarlet et l'éternité, l'empêchant d'être véritablement du niveau des précédentes œuvres d'Hosoda. Le cinéaste nous a habitué à proposer des relations centrales étonnamment travaillées (qu'elle soit romantique, filiale ou bien amicale), voire même bouleversantes. Ici c'est tout l'inverse, la faute au personnage d'Hijiri : infirmier sur le fil de la mort, constamment philanthrope et synonyme d'étincelle de vie, il fonctionne parfaitement en duo avec Scarlet d'un point de vue thématique.
Magnifique Hosoda en petite forme
Mais derrière le côté fonctionnel, le récit en fera juste un personnage token, manquant véritablement d'incarnation véritable dans les derniers instants (vendus comme déchirants) du film. Un heurt qu'on ne connaissait pas au réalisateur, mais malgré tout Scarlet et l'éternité réussit globalement son pari avec ferveur (quel magnifique climax !). Mais surtout, derrière ses expérimentations plastiques inédites, Mamoru Hosoda ne troque jamais se pureté d'intention. On aurait pu avoir une franche réussite avec une romance centrale moins programmatique, mais en l'état on tient une digne proposition !
Scarlet et l'éternité sortira au cinéma le 11 mars 2026
avis
6.5Scarlet présidente
Loin des cimes émotionnelles auxquelles Mamoru Hosoda nous a habitué, Scarlet et l'éternité se veut tout de même un vrai film charnière pour le réalisateur. Proposant une animation inédite au service de son univers de fantasy métaphorique, dommage que la relation centrale soit clairement en-dessous du reste. Heureusement, entre son héroïne parfaitement écrite, sa mise en scène ample et sa sincérité à toute épreuve, Scarlet est une revisite d'Hamlet ne manquant pas de personnalité, à défaut d'être transcendant.
Mamoru Hosoda está de volta com "Scarlet", um belo conto pacifista, onde uma heroína transforma uma história de vingança numa exploração existencialista onde a brutalidade e a inocência se encontram. Nas salas de cinema portuguesas desde 26 de fevereiro.
"Scarlet" (2026) é a mais recente entrada na filmografia de Mamoru Hosoda, nomeado ao Óscar em 2019 por "Mirai". "Belle" (2021), "O Rapaz e o Monstro" (2015), "Crianças Lobos" (2012) e "Guerras de Verão" são alguns dos filmes que recheiam um currículo invejável. Quiçá depois de Hayao Miyazaki ("A Viagem de Chihiro", "Totoro") e Makoto Shinkai ("Your Name", "Suzume"), Hosoda possa ser facilmente proclamado como o terceiro grande nome vivo da animação japonesa para adultos.
Este seu novo filme, "Scarlet", é tão ambicioso quanto o seu último esforço – "Belle", uma reinvenção da história da "Bela e o Monstro" com visuais de cortar a respiração e uma invejável banda sonora. Com "Scarlet", Mamoru Hosoda ambiciosamente anunciou que desejava criar algo completamente novo no que diz respeito ao estilo de animação. Esta não é animação tradicional 2D, mas também não é, como citado pelo cineasta, um "CGI em estilo de Hollywood". É algo metamórfico, livre e visualmente estimulante desde o primeiro frame.
Scarlet: uma história medieval com um twist
A narrativa que Hosoda aqui co-escreve e realiza é uma aventura poderosa que atravessa o tempo. A nossa história inicia-se na Dinamarca medieval, onde Scarlet é uma princesa herdeira ao trono. A sua mãe é distante e crítica, a roçar o cruel, mas o seu pai, o Rei Amleth, é bondoso, para a filha e para os seus súbditos. Tudo descamba para Scarlet quando, ainda criança, o seu tio Claudius trai o seu pai, conspira para lhe roubar a mulher e o trono e acaba por o mandar assassinar.
A jovem Scarlet torna-se cedo uma guerreira, sendo o seu único objectivo de vida vingar o seu querido pai e castigar Claudius, o usurpador do trono. Todavia, Claudius acaba por envenenar a princesa, e assim começa verdadeiramente a nossa história. Depois desta nova traição por parte do tio, Scarlet encontra-se num misterioso e inóspito pós-vida. Um lugar triste, uma espécie de limbo deserto, onde os mortos continuam a comer, dormir, e a tentar sobreviver à derradeira morte – desaparecer e tornarem-se nada.
Neste espaço transtemporal, é dito a Scarlet que o seu tio também se encontra já neste limbo e a sua prioridade passa a ser levar a cabo a sua derradeira vingança e impedir que o tio ascenda às Terras Infinitas, o verdadeiro "paraíso", um lugar de repouso eterno. Já Scarlet tem poucas ambições de sobrevivência própria, sendo movida apenas pelo espírito de vingança.
É neste lugar improvável, entre passado e presente, entre a vida e a morte, que a nossa protagonista vai aprender a amar e a viver. Aqui, neste purgatório cruel e repleto de bandidos, conhece um jovem idealista, um socorrista do século XXI chamado Hijiri. Hijiri é cordial, preocupa-se com o bem-estar de todos e escolhe sempre a vida à morte. O seu desejo profundo é verdadeiramente a paz e harmonia e, pouco a pouco, transmite lições muito importantes à jovem Scarlet, cuja raiva cega vai diminuindo ao longo da longa-metragem. É também bastante irónica e bem-vinda, esta ideia de um "socorrista" no além, a ajudar quem já não se encontra no reino dos vivos.
Tal como aconteceu na sua última obra, "Belle", a música tem um papel muito importante e o tema principal do filme é uma belíssima balada que nos ensina a viver de forma mais harmoniosa. E uma vez que personagens de várias linhas temporais se encontram neste além, esta bonita melodia acaba por funcionar como um unificador – para lá do tempo e do espaço. Aliás, uma das partes mais belas do filme acontece precisamente quando Scarlet tem uma visão musical que inclui um futuro muito diferente do seu passado e presente.
Animação e esperança num mundo de crescente desencanto
"Scarlet" começa como um conto bastante clássico de vingança medieval, com uma narrativa épica da heroína no centro da narrativa, mas depressa a história de Mamoru Hosoda cresce para muito mais. Neste purgatório que se rege pela lei do mais forte, há brutalidade em doses notáveis e uma pujança e vitalidade impossíveis de ignorar no âmago da nossa protagonista.
Neste elogio à expansão da beleza da animação tradicional, com dois protagonistas extremamente carismáticos e um romance subtil mas impactante, compreendemos como certos valores unem toda a humanidade, para lá de opiniões, origens ou linhas temporais. É também uma dinâmica curiosa e estimulante a opção de ter protagonistas de duas épocas históricas distintas, criando fricção e curiosidade.
Feitas as contas, "Scarlet" é um canto pela paz e uma história que apela ao poder do perdão. Consegue fazer-se sentir algo ingénuo, por vezes, mas a sua ingenuidade comporta parte do seu encanto. Há aqui o sonho de um mundo sem guerra e, ingénuo ou não, este sentimento é muito apetecível nos dias de hoje, onde o ódio avança galopante. Não no grande ecrã, não com o Scarlet e o seu Hijiri.